Près de Bastille, la Maison Rouge est une fondation qui depuis 2004 accueille des expositions d’art contemporain. Elle consacre une manifestation par an à un collectionneur privé, ce mois-ci à Jean Jacques Lebel, plasticien, artiste, organisateur d’expo et propriétaire d’un important fond d’œuvres engagées, allant du surréalisme aux performances des années soixante-dix. On peut également y voir des œuvres plus anciennes, comme un Arcimboldo, des encres de Victor Hugo, un dessin de Baudelaire, etc.
L'exposition intitulée Soulèvements, est d’une richesse et d’une diversité incroyable. Contenant des œuvres invisibles et des artistes tombés parfois dans l’oubli : Ghérasim Luca et lé poème sonore, « le désespoir a cinq paires de jambes », poème qu’il ne faut pas lire, mais écouter récité par son auteur. Bien entendu, dans un ensemble si vaste, les chefs-œuvres côtoient des interventions plus discutables, parfois même un peu ridicules. On sent les coups de foudre du moment du propriétaire et c’est là encore l’intérêt de cette collection : elle appartient à un individu, à sa sensibilité, et renvoie à une génération. L’engagement politique de gauche est un des fils directeurs qui fait renaitre l’atmosphère de révolte qui a régné, je suppose, dans les milieux de l’art dans les années 70, avec des messages en veux tu en voilà, on ne peut pas faire plus clair. Toute une époque.
L'exposition intitulée Soulèvements, est d’une richesse et d’une diversité incroyable. Contenant des œuvres invisibles et des artistes tombés parfois dans l’oubli : Ghérasim Luca et lé poème sonore, « le désespoir a cinq paires de jambes », poème qu’il ne faut pas lire, mais écouter récité par son auteur. Bien entendu, dans un ensemble si vaste, les chefs-œuvres côtoient des interventions plus discutables, parfois même un peu ridicules. On sent les coups de foudre du moment du propriétaire et c’est là encore l’intérêt de cette collection : elle appartient à un individu, à sa sensibilité, et renvoie à une génération. L’engagement politique de gauche est un des fils directeurs qui fait renaitre l’atmosphère de révolte qui a régné, je suppose, dans les milieux de l’art dans les années 70, avec des messages en veux tu en voilà, on ne peut pas faire plus clair. Toute une époque.
** Jusqu’au 17 janvier http://www.lamaisonrouge.org






